Eh voilà, j’en arrive au point commun réunissant ces approches et à la conclusion de cette vidéo : la dimension subtile, énergétique.
Des notions telles qu’énergie, les méridiens, le chi, les chakras, le corps astral, éthérique font partie du vocabulaire habituel de ces approches..
Ce sont ces notions qui sont le plus controversées : encore aujourd’hui, on n’est pas en mesure de prouver leur existence.
On sort ici du domaine scientifique objectif où il s’agit de mesurer, observer, quantifier.
On est dans le domaine du subjectif, du subtil, de l’invisible et donc : de l'ésotérisme.
Trop long à développer ici, l'ésotérisme c’est le monde de l'imagination, de l’intuition, de la créativité.
Des éléments que les patients portent avec eux mais qui sont rarement abordés en consultation.
Quelques articles à ce sujet sont disponibles sur la plateforme de formation Psybay si vous souhaitez en savoir plus.
Les données actuelles pour la Suisse montrent que deux tiers de la population a recours à ces pratiques.
Ça montre l’immense attractivité de ces approches et la grande popularité des éléments culturels et traditionnels généralement attribués au courant dit New-Age.
Bizarrement, en Suisse, aucune des institutions actives dans la médecine intégrative n'ose ouvrir le grand livre de l'ésotérisme.
Il est préférable de ne pas aborder ce sujet, histoire de conserver une crédibilité.
Alors que les approches utilisées font référence à l’occultisme et l’ésotérisme, on n’est pas dans la médecine occulte. Non. C’est de la médecine intégrative.
Pour conclure et essayer d’y voir plus clair, je vous propose de classer ce vaste ensemble de pratiques en deux catégories :
D’une part, les approches qui n’ont pas besoin de dimension subtile ou énergétique pour fonctionner.
C’est le cas de l’hypnose, de l’art thérapie, de la méditation qu’on a vu avec le modèle bio psycho social, les soins de support ou les Interventions Non Médicamenteuses.
Si vous voulez mettre des guides spirituels dans votre séance d’hypnose, libre à vous.
Mais l’hypnose, l’outil, n’en a pas besoin. Elle fonctionne très bien sans. Tout comme l’art thérapie ou la méditation.
Aucun problème pour les intégrer dans le parcours de soins. Elles le sont déjà d’ailleurs, depuis longtemps, mais en disant que c’est intégratif ou holistique, c’est plus glorifiant et vendeur. Marketing quand tu nous tiens…
Quant aux autres approches, une analyse plus approfondie est nécessaire.
Elles doivent se comprendre dans un sens plus humain que médical uniquement.
Ce qu’il faut retenir ici, c’est que ce sont des pratiques avant tout, avant de parler de soins, thérapie, médecine…On est dans l’action, le moment présent.
C’est une rencontre humaine, dans un contexte et un cadre bien particulier qui ne peut être reproduit à l’identique comme c’est le cas dans les recherches scientifiques.
C’est le monde de l’unique, de l’inattendu, de l’imagination, de la spontanéité.
Il s’agit de faire émerger l’imprévu, l’unique, laisser libre cours à l’imagination, sortir des sentiers battus, des règles et des normes.
Toutes les personnes qui se consacrent à la clinique savent que les protocoles de soins et les critères diagnostics ne peuvent être suivis à la lettre.
Chaque patient réagit différemment, de par son historique, ses attentes, sa particularité, son unicité.
La magie de l’instant présent. Ça paraît un peu niais au premier abord mais c’est pas si évident quand on est toujours dans l’analyse et le contrôle.
Et c’est ce qui fait leur particularité, leur plus-value et aussi leur discrédit si l’on reste dans le cadre unique de la pensée matérialiste.
C’est un domaine passionnant mais les personnes qui s’expriment sur ces pratiques sont tellement occupées à protéger leur pré carré que le débat est sclérosé.
Si vous critiquez ces approches, vous êtes un horrible rationaliste aveugle, borné et corrompu.
Si vous appréciez ces approches, alors vous êtes endoctrinés par des théories fumeuses, pseudo-scientifiques et dangereuses, à la limite de l’organisation sectaire.
Voilà résumés les points de vue que l’on voit passer dans la presse et sur les réseaux sociaux.
Les raisonnements les plus simples ont le plus d’impact. On est 100% pour ou 100% contre.
Ainsi, le message est clair, sans équivoque et permet d’atteindre une plus large audience.
C’est toujours mieux que “hmm le sujet est complexe, on ne peut pas tirer de conclusion”
À travers mes vidéos, mon message est : hmm le sujet est complexe, on ne peut pas tirer de conclusions.
Alors : prenons le temps d’analyser ces pratiques sans parti pris avant de les valider ou de les condamner.